La conduite avec facultés affaiblies

On ne devrait jamais conduire sous l’influence de l’alcool ou de la drogue. En Ontario, la politique « tolérance zéro » s’applique aux jeunes et apprentis conducteurs. Conduire avec les facultés affaiblies y est considéré comme un acte illégal et dangereux.

Nous vous proposons des plans de leçon, de l’information sur les lois et des faits sur la distraction au volant et astuces pour vous déplacer en toute sécurité.

Plans de leçon par niveau

Les faits sur la conduite avec facultés affaiblies

Que prévoit la loi?

En Ontario, il est interdit de conduire un véhicule à moteur sous l’influence de l’alcool ou de la drogue. Cela s’applique à tous les types de véhicules à moteur, y compris les voitures, les camions, les bateaux, les motoneiges et les véhicules non routiers.

Conduire avec les facultés affaiblies peut entraîner de lourdes conséquences comme une infraction pénale en vertu du Code criminel du Canada :

  • Suspension du permis de conduire
  • Saisie du véhicule
  • Amendes et sanctions
  • Programme d’éducation ou traitement obligatoire
  • Installation d’un antidémarreur éthylométrique dans votre véhicule
  • Peine d’emprisonnement
  • Casier judiciaire

Qu’en est-il des jeunes et des apprentis conducteurs?

L’Ontario prône l’approche « tolérance zéro » en ce qui a trait à l’alcool et à la drogue chez les jeunes et les apprentis conducteurs. Cela signifie que les jeunes conducteurs (21 ans et moins) et que tous les apprentis conducteurs en vertu du Système de permis de conduire progressifs (titulaires de permis G1, G2, M1, ou M2) ne peuvent ni avoir consommé, ni détenir d’alcool ou de drogue lorsqu’ils prennent le volant. Les conducteurs qui enfreignent cette règle s’exposent à une suspension immédiate du permis de conduire pour 3 jours, de même qu’à d’autres suspensions et sanctions une fois condamnés par le tribunal.

Quelques faits sur la conduite avec les facultés affaiblies

  • Le conducteur dont les facultés sont affaiblies risque sa vie et celle des autres personnes sur la route.
  • Les collisions (ou incidents) impliquant des véhicules motorisés sont la principale cause de décès chez les jeunes âgés de 16 à 25 ans; dans 55 % des cas, la consommation d’alcool et de drogue est pointée du doigt.
  • Il ne s’agit pas seulement de ne pas conduire avec les facultés affaiblies, mais aussi de ne pas monter avec un conducteur ayant consommé.
  • En 2017, des jeunes ayant pris part à une étude qualitative menée par le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances considéraient le cannabis au volant comme plus sécuritaire (moins dangereux) que l’alcool au volant. Cette croyance était en partie reliée au fait que les jeunes ne voyaient pas comment les effets agréables de la drogue (calme, joie, détente) pouvaient représenter un risque derrière le volant.
  • Parmi les jeunes de 16 à 19 ans ayant consommé du cannabis dans les 12 derniers mois, 27,8 % ont déclaré avoir conduit dans les deux heures suivant l’usage de la substance.
  • 40,9 % des jeunes ont déclaré avoir été le passager d’un conducteur ayant consommé du cannabis depuis moins de deux heures.

Source : Jeunesse sans drogue Canada; Alcool, Cannabis.


Sur la route

Alcool au volant

Selon Jeunesse sans drogue Canada, l’alcool est la première substance qu’essaient la plupart des jeunes de la 7e à la 12e année. L’alcool au volant peut causer la mort. Un seul verre suffit à affecter votre capacité de concentration et de réaction face aux imprévus qui parsèment la route. Plus votre taux d’alcoolémie est élevé, plus il vous sera difficile d’évaluer les distances et de réagir aux dangers susceptibles de surgir. Pire encore, votre vision peut s’embrouiller.

Les jeunes qui consomment de l’alcool doivent comprendre que leur capacité à conduire s’en trouve sévèrement affectée, et que quiconque conduit avec des facultés affaiblies se met – lui et les gens autour – en danger important. Avant de boire, il faut toujours prévoir un moyen sûr de retourner chez soi.

Drogue au volant

Toute drogue qui modifie votre humeur ou vos perceptions affectera votre façon de conduire. Cela est vrai pour les drogues illicites, mais aussi pour certains médicaments, prescrits ou non, qui peuvent altérer vos capacités. En Ontario, conduire sous l’effet de la drogue entraîne les mêmes accusations criminelles et sanctions provinciales que conduire sous l’effet de l’alcool.

L’usage récréatif du cannabis est maintenant légal partout au Canada. Une étude de l’Organisation mondiale de la santé sur la consommation de cannabis chez les jeunes classe le Canada au 2e rang mondial à cet égard. Cependant, la législation provinciale (la Loi sur le contrôle du cannabis, 2017) interdit toute possession de cannabis aux moins de 19 ans.

Le cannabis peut être consommé de différentes façons : inhalé, ingéré ou appliqué localement. Il est important de comprendre que les effets ressentis sont multiples. Par exemple, les effets de l’ingestion de cannabis peuvent prendre beaucoup plus de temps avant d’apparaître : de 30 minutes à deux heures, selon l’individu.

Le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances a relevé ces perceptions erronées et courantes sur la drogue au volant chez les jeunes :

  • Conduire avec les facultés affaiblies n’est pas un problème grave.
  • Le cannabis au volant est plus sécuritaire que l’alcool au volant.
  • Consommer de la drogue n’affecte pas la conduite.
  • Consommer de la drogue améliore la conduite grâce aux stratégies de compensation.
  • La probabilité d’être arrêté pour conduite avec facultés affaiblies est faible.

En vérité, conduire après avoir consommé du cannabis augmente le risque d’accident.

Conseils à retenir

  • Si vous avez l’intention de boire, prévoyez un moyen sûr de rentrer.
  • Vérifiez auprès de votre médecin les effets secondaires de vos médicaments d’ordonnance et traitements de désensibilisation.
  • Lisez les instructions sur l’emballage des médicaments en vente libre, notamment ceux contre les allergies et le rhume.
  • Soyez conscient que mélanger drogues et alcool affecte encore plus votre conduite.
  • La fatigue et le stress affectent aussi votre capacité à conduire.

Ressources